Rechercher sur ARTCOVER...
 
  
Vendredi 23 Octobre 2020
BIENVENUE
sur ARTCOVER.com le portail d'information du marché de l'art, en consultation totalement gratuite.

Pour vos achats et cadeaux culturels visitez notre boutique, partenaire de
boutiquesdemusees.fr


ARTEUM peut aussi réaliser votre site personnel. >>
LES SITES ARTCOVER

LES LIENS ARTCOVER
 
En bref
Marché de l’art, enchères et en hausse
Etat des lieux quelques jours après la fermeture de la foire de Maastricht.
<B>Marché de l’art, enchères et en hausse</B> Malgré plusieurs crises, le secteur se redresse, surtout aux Etats-Unis et en Chine.

Tout ce qui brille n’est pas d’or. 385 millions d’euros échangés en une seule soirée chez Christie’s à New York. Un triptyque de Bacon dépassant les 100 millions d’euros, un diamant rose à 60 millions, un Pollock de 1948 à 42 millions, un Bouddha en bronze doré du XVe siècle à 17 millions… A première vue, à coups d’enchères spectaculaires, le marché de l’art semble ignorer les difficultés du monde. Il n’en a pas fallu davantage pour que les médias répercutent des déclarations péremptoires, proclamant que ce négoce avait «dépassé la crise», voire qu’il en serait comme par enchantement «déconnecté» - ce qui est contredit par les professionnels -, «la Chine caracolant en tête» - ce qui est contredit par les chiffres. Le but des commerciaux qui répandent ces interprétations est simple : valoriser leur propre existence. Il faut bien que les médias aient une utilité…

Tout n’est pas faux néanmoins, dans ce jeu d’ombres. A Maastricht, aux Pays-Bas, où s’est terminée dimanche une des grand-messes du milieu, après un passage difficile, les antiquaires ont poussé un soupir de soulagement, grâce aux achats contractés par les clients venus d’Amérique et de Chine. Significativement, le plus beau succès de la foire est la vente à un amateur chinois d’un plat, décoré d’un dragon sur fond bleu cobalt de la dynastie mongole des Yuan (1279-1368), présenté par une galerie de Hongkong. Il n’en existe que trois de cette taille dans le monde. Celui-ci a changé de mains pour 15 millions d’euros. Rencontrée à cette occasion, Clare McAndrew, professeur à l’université de Dublin, confirme le redressement du marché global, après la crise de 2008 et celle, de moindre amplitude, de 2012 : «Le marché a repris 8% l’année dernière.»Néanmoins, il ne retrouve pas son record historique de 2007.
Par-dessus tout, cette évolution masque des contradictions brutales. Cette économie est prise dans un phénomène de ciseaux : l’écart ne cesse de se creuser entre quelques stars et leurs marchands, la grande majorité des artistes et galeristes se débattant toujours avec une situation difficile. «Moins de 10% des marchands accaparent désormais 60% de l’argent des ventes. Certains ont doublé leur chiffre d’affaires, mais d’autres avouent avoir plongé de 50%», fait observer cette chercheuse. Selon les continents et les secteurs, la situation est également très contrastée.

Milliards.
L’enjeu n’est pas mince. Le sort de la création artistique dépend beaucoup du marché. Ce commerce occupe plus de 2 millions et demi d’emplois qualifiés dans le monde, dont 500 000 en Europe, engendrant 12 milliards d’euros en revenus indirects. L’optimisme affiche son élégance dans les salles de ventes de Manhattan. En 2003, Christie’s et Sotheby’s brassaient 2,5 milliards de dollars de revenus, l’équivalent de 3 milliards d’euros d’aujourd’hui. Dix ans plus tard, ce montant approche les 10 milliards d’euros. Cet essor accompagne un changement accéléré du goût. Il y a une quinzaine d’années, tableaux et meubles anciens représentaient la moitié de cette activité. Aujourd’hui, la peinture classique est tombée à 7% des chiffres de Christie’s, et les meubles, à 3%. 45% de l’activité du marché mondial se reporte sur la production née depuis 1945. L’art contemporain donne confiance aux nouveaux acheteurs, qui ont un contact direct avec une œuvre leur conférant un statut social.

Les deux multinationales en profitent pour conquérir du terrain, sans crainte de bousculer les marchands traditionnels. Elles se sont lancées dans les ventes en ligne, qui restent un phénomène limité. Plus important, «30% des ventes de Sotheby’s l’année dernière se sont réalisées sur une base privée, ce qui ne s’était jamais vu», témoigne Guillaume Cerruti, président de sa branche française.
Les Etats-Unis sont les premiers à profiter de l’envolée des prix. En 2013, indique Clare McAndrew, les ventes ont fait un bond de 25% dans ce pays. 80% des œuvres valant plus de 10 millions d’euros ont été vendues en Amérique… C’est ce segment le plus élevé qui porte la croissance, le reste du secteur demeurant assez morose. En comparaison, l’Europe est à la traîne.

Quant à la Chine, handicapée par ses vices structurels, elle se remet difficilement des coups d’arrêt brutaux des années précédentes. Son activité n’a progressé que de 2% en 2013, autrement dit, en termes réels, elle accuse un recul. «Il y a seulement une douzaine d’années, personne n’aurait imaginé que les maisons de vente Poly ou Guardian, à Pékin ou à Shanghai, deviendraient parmi les plus actives au monde», souligne François Curiel, qui préside aux destinées de Christie’s en Asie. En septembre, la société a ouvert sa première vente en solo sur le continent, proposant vins et bijoux aux nouveaux riches de Shanghai. Deux mois plus tard, associée à un partenaire local, Sotheby’s a choisi Pékin pour faire de même. «En même temps, avertit Curiel, si l’on tient compte des chiffres réels, la Chine est nettement distancée par les Etats-Unis. Elle se rapprocherait du Royaume-Uni, en seconde ou même en troisième position…»

Anarchie.
Ce qui n’empêche pas les milliardaires chinois d’être actifs à New York comme à Londres, où ils achètent non seulement de la céramique ou de la joaillerie, mais aussi désormais des Basquiat, Picasso ou même Rembrandt : 22% des ventes chez Christie’s l’année dernière ont été ainsi effectuées au profit de clients asiatiques (1).
En Chine même, c’est beaucoup plus compliqué. Tous les acteurs le reconnaissent : le système est perturbé par l’anarchie ambiante, entretenue par une spéculation frénétique. Intriguée, Clare McAndrew a effectué des recherches pour constater que près d’un lot sur trois adjugés n’a jamais été payé. Beaucoup acquièrent un objet pour le revendre tout de suite. S’ils n’y parviennent pas, ils n’effectuent pas le règlement. Mais il y a également un nombre considérable de clients qui rendent leur acquisition, après s’être aperçuqu’il s’agissait d’une contrefaçon… Plusieurs sociétés réclament maintenant un dépôt aux enchérisseurs, avec un succès inégal. Le marché chinois est aussi affecté par des travers structurels : un système bureaucratique, la censure, des taxes élevées, le manque de personnels formés, l’absence d’infrastructure culturelle, une création artistique pour une bonne part artificielle. La contrefaçon, qui a pris une ampleur inédite, sape la confiance des acheteurs Et, en économie comme dans la vie, la confiance est un facteur essentiel.

(1) Dans ces grandes maisons, avant de participer à des enchères, les clients doivent en effet remplir des fiches de renseignements, pour garantir leurs moyens de paiement. Significativement, 30 % étaient des nouveaux venus l’année dernière, dans les salles de Christie’s à travers le monde.

Vincent Noce
In Libération du 27 mars 2014
Vente des biens de Georges 1er
Helmut Newton
Prix record pour un tableau de Churchill
Succès pour l'art russe à Londres
Botero
Polémique : le Louvre à Abu Dhabi
Néfertiti
François Pinault et Venise suite...
Les 30 ans du Centre Pompidou
Préemption pour la première photographie connue
Kooning et Warhol
Enchères insolites et records
Réouverture du Musée Fabre
La cravate de Louis XVI
Oeufs de Fabergé
Costumes et accessoires à Drouot
Sésostris III, pas si pharaonique
Succès pour la vente Filipacchi
Record pour Picasso
Vermeer (1632-1675)
Peinture moderne et contemporaine au zénith
Records et divers
Bacon à prix record
Picasso et Van Gogh
Collection Pinault
Records à New York
Vente Vérité
Cézanne, Modigliani, Matisse, Klimt
Enchères à New York
Marché de l'art 2006
Vente Bruni Tedeschi
Sculpture en bronze et Hodler
Succès pour les ventes à Londres
Imbroglio autour du "pouce"
Ventes à New York : Gauguin, Picasso, Matisse
Art : secousses à New York
EBay rattrapé par les arnaques
Une étude de Seurat refait surface
Record pour la Magna Carta
La Chine n°3 du marché de l'art
Projets pour le marché de l'art
Les pistes pour relancer le marché de l'art
Nouveau record pour Monet
Bacon, Freud, Giacometti
Encore des records pour l'art contemporain
Héritage : la salade César
Marché de l'art
Enchères à New York
Une table peut en cacher une autre
Blanchiment, recel et statue grecque
Chine art discount
Bilan contrasté pour 2008
Disparition de Dina Vierny
Sesostris III
Enchères pour l’amour de l’art
Vente YSL-Bergé
Le marché de l'art entre enfer et purgatoire
Le Musée Picasso en rétention
La législation française doit revoir sa copie
Marché de l'art, vers un flou...artistique
Drouot, serré aux cols
Oeuvres d'Arp
Rembrandt
Record pour Riopelle à Toronto
Record pour Liu Xiaodong
La boutique de la Réunion des musées nationaux
Magritte
Record pour Bacon
Succès pour Jules Verne et records pour l'art précolombien
France : record mondial pour un flacon à parfum
Démission dans le milieu des enchères
Réflexions sur le marché de l'art
Changement de direction au Met
Nouveau scandale à Drouot
Record pour l'orfèvrerie d'Ausbourg
Louise Bourgeois a régné
Le CVV débouté contre eBay
Un expert en antiquités au tribunal
1,5 million d'euros pour un dessus de table
Le marché de l'art contemporain au Sénat
Ventes à New York
Chasse aux faussaires
Ventes d'art contemporain à New York
Record pour des clichés de Richard Avedon
La succession Picasso sous tension
Les enchères à l'index
L’affaire Picasso a de beaux jours devant elle
Enchères 2010 en France
Une loi sur les ventes aux enchères
Un expert en antiquités condamné
Record pour une oeuvre d'art asiatique en France
La Chine en tête du tableau
Nouveau record pour une sculpture de Paul Gauguin
L’art italien au temps des convoitises
Main basse en série sur des œuvres d’art
L’hôtel de la Marine rebondit au Carrousel
Nouvelles règles pour les ventes aux enchères
Lucian Freud, chairs et âme
Un Conseil pour discipliner les ventes aux enchères
2011, année record pour le marché de l'art
Le droit de suite, une rente fondamentale
Les Beltracchi, faux amis de l’art
Grande arnaque et petits maîtres sur eBay
Christie’s s’échine
Art : les foires d’empoigne
Napoléon fait toujours fantasmer
L’avenir de l’hôtel de la marine scellé
Marché de l’art, enchères et en hausse
22/05/2014 : Les collections de Peggy Guggenheim
23/04/2019 : Incendie de Notre Dame : une catastrophe annoncée?
  
Plan du site | Contact | Partenariats | Infos légales Copyright ©2002-2011 Artcover